lundi 25 mars 2019

L’Institut Africain des Sciences Mathématiques plaide pour l’éducation des femmes et de la jeunesse

L’Institut africain de Sciences Mathématique (AIMS-NEI) a annoncé qu’elle fera partie de la délégation du Premier ministre canadien Stephen Harper au sommet de la Francophonie à Dakar. Le sommet, qui aura lieu 29 au 30 novembre réunira les chefs d’Etat de gouvernements qui partagent le  français exploreront le thème «Femmes et jeunes en Francophonie : vecteurs de paix, acteurs de développement. » Depuis 2003, AIMS-Next Einstein Initiative a contribué au développement durable de l’Afrique en exploitant le potentiel du continent en mathématiques au profit de la société dans son ensemble.

«L’Afrique est en train de devenir un acteur mondial important et central de la croissance économique sur le continent et malgré de nombreux défis, continue à dépasser les attentes », a déclaré Thierry Zomahoun, président et chef de la direction de l’initiative AIMS-Next Einstein. « Ensemble, avec nos partenaires stratégiques comme le gouvernement canadien, nous nous assurons que par l’investissement dans la science et la recherche, et en particulier dans les sciences mathématiques, que l’Afrique réalise une transformation technologique et socio-économique. Dans le cadre de la délégation du premier ministre du Canada à la Francophonie de Dakar, nous nous concentrons en soulignant, à travers le modèle de l’AIMS, de percevoir comment les femmes et les jeunes en Afrique peuvent être des acteurs de changement et de développement pour le continent. » poursuit-il.

Selon son allocution en septembre 2014 à l’adresse de la 3e Discussion annuelle des Premières Dames d’Afrique sur la Science, Technologie, Ingénierie et mathématiques (STEM) à New York, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, qui fut ministre sous Mandela affirmait que le développement de l’Afrique ne se fera pas sans l’émancipation des femmes, en particulier dans les domaines des STEM. Le développement des compétences dans ces domaines est nécessaire « pour moderniser l’agriculture et l’agro-industrie; pour construire, agrandir et maintenir notre infrastructure, développer la fabrication et ajouter de la valeur à nos ressources naturelles; atténuer et s’adapter au changement climatique », a souligné Mme Zuma.

Avec cinq centres d’excellence dans divers pays africains, L’Institut africain des sciences mathématiques a formé plus de 731 étudiants (30% de femmes) avec plus de 80 % dans les programmes de maîtrise et de doctorat dans des Universités en Afrique et à l’étranger. AIMS-Next Einstein Initiative enseigne actuellement au niveau primaire, secondaire et tertiaire en Afrique, dans le but d’influencer les générations futures de dirigeants.

Le Sommet de la Francophonie, qui a lieu tous les deux ans, sera présidé cette année par le président sénégalais Macky Sall, et servira à élaborer des stratégies et des objectifs dans la Francophonie autour du thème du sommet. Le Président Sall est aussi le patron d’une initiative d’AIMS, le Forum Next Einstein (NEF), qui recevra plus de 500 éminents penseurs et décideurs du monde, en Afrique. La NEF mettra l’accent sur les découvertes scientifiques de pointe, valorisera les meilleurs scientifiques africains et encouragera la collaboration scientifique pour le développement humain. Cette année, le sommet nommera son nouveau secrétaire général avec une seule femme en liste qui s’incarne par la personne de la canadienne Michaelle Jean.

Fondée en 2003, l’ African Institute for Mathematical Sciences- Next Einstein Initiative (AIMS-NEI) est le premier réseau de centres panafricains d’innovations en sciences mathématiques de l’enseignement postuniversitaire, de recherche et de sensibilisation à l’éducation. Le premier centre AIMS a ouvert en Afrique du Sud en 2003 grâce aux efforts de Ben Turok un ancien activiste antiapartheid. L’organisation dispose actuellement de centres au Sénégal, la Tanzanie, au Cameroun et au Ghana, et apporte une contribution majeure à la croissance de la capacité scientifique et technique en Afrique.

[source] @ ENCRENOIR http://lencrenoir.com Novembre 2014

Prix de l’Innovation 2015 pour l’Afrique (PIA)

La Fondation Africaine pour l’Innovation (AIF) annonce 30 jours de prolongation dans le cadre de la compétition du Prix de l’Innovation pour l’Afrique (PIA) - une opportunité unique qui permet aux innovateurs Africains de faire franchir une étape supérieure à leurs innovations, pour le bénéfice d’Africains sur l’ensemble du continent. Les candidatures peuvent maintenant être envoyées jusqu’au 30 Novembre 2014, 24h00 GMT! Les candidatures de femmes et de jeunes sont encouragées! Un soutien post-prix permettra de donner un vrai coup de pouce à votre innovation!

31 Octobre 2014, Hararé, Zimbabwé – L’AIF a annoncé aujourd'hui une prolongation de 30 jours dans la compétition du PIA 2015. Les candidatures peuvent désormais être reçues jusqu’au 30 Novembre 2014 à 24h00 GMT. Avec un Prix total de 150 000$, les innovateurs africains ont encore plus à gagner: reconnaissance par notre marque unique PIA, possibilité d'attirer les investissements, exposition médiatique continentale et internationale, et possibilité de transformer positivement le paysage de l'innovation en Afrique. Le PIA cible les innovateurs dans 5 secteurs. Le concours est ouvert à tous les Africains, y compris ceux de la diaspora, indépendamment du statut socio-économique, du sexe, de la démographie ou de la profession.

En savoir plus : http://innovationprizeforafrica.org/innovation-prize-for-africa-2015/

Université panafricaine : l’Union Africaine discute du choix du siège et des dirigeants de l’institution

Quatre instituts régionaux sur 5 opérationnels et le dernier en voie de l'être, l'Université panafricaine (UPA) accélère sa finalisation qu'elle projette de concrétiser par l'élection des premiers dirigeants et du choix du siège du rectorat lors du prochain sommet de l'Union africaine (UA) en janvier à Addis-Abeba, principal dossier d'une réunion tenue mardi à Yaoundé. Dotée de 5 instituts de formation régionaux, l'UA est un projet conçu par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA pour servir de modèle de qualité et d'excellence académique. Pour son fonctionnement institutionnel, deux postes de responsabilité sont à pourvoir, mis à part celui de recteur : le président et le vice- président. Selon le commissaire de l'UA en charge des ressources, de la science et de la technologie, Martial de Paul Ikounga, ces dirigeants doivent être désignés parmi 5 candidatures proposées par chacune des régions du continent. Mais jusqu'à mardi matin, seule l'Afrique centrale s'était prononcée depuis un an, pour un candidat originaire du Cameroun, par ailleurs en lice pour le siège du rectorat de l'université.

"Dans les postes, on espère que le problème de genre sera réglé en même temps", a souhaité à Xinhua le commissaire lors d'une réunion extraordinaire du bureau de la Conférence des ministres de l'éducation de l'UA (COMEDAF VI) tenue mardi à Yaoundé, sous la présidence de la ministre camerounaise de l'Education de base, Youssou Adidja Alim.

Cette université est opérationnelle depuis fin 2012 à Nairobi sur le campus de l'Université d'Etat Jomo Kenyatta d'agriculture et de technologie, par l'institut consacré des sciences fondamentales, de la technologie et de l'innovation, dévolu à l’Afrique de l'Est. Puis à Yaoundé et Buea au Cameroun par l’Institut de la gouvernance, des humanités et des sciences sociales pour l'Afrique centrale. L'institut des sciences de la vie et de la terre y compris la santé et l'agriculture a emboîté le pas en juin 2013 sur son site à Ibadan au Nigeria pour l'Afrique de l' Ouest, suivi depuis quelques semaines par l'institut des sciences de l'eau et de l'énergie y compris le changement climatique à Tlecem en Algérie, en attendant l'ouverture prévue d'ici à février 2015 de l'institut des sciences spatiales récemment attribué à l' Afrique du Sud, au nom de l'Afrique australe, mais dont le site reste encore à désigner.

Le projet a prévu la mise en place de 10 centres d'excellence autour de chacun de ces 5 instituts réservés aux études de maîtrise(master professionnel) et de doctorat et destinés à recevoir 100 étudiants boursiers par institut et par an pour les 5 premières années, puis 300 à terme, sélectionnés sur étude de dossier. Ces chiffres sont encore loin d'être atteints. D'un effectif de 57 lauréats, la sortie de la première promotion de ces diplômés moulés pour véhiculer les idéaux du panafricanisme et répondre aux défis du développement technologique et scientifique du continent noir est annoncée pour le 24 novembre à l'institut de Nairobi qui, avec ceux de Yaoundé et d'Ibadan, vient de procéder aux premiers recrutements de titulaires de doctorats Ph D, selon Martial de Paul Ikounga.

"La chose qui était très difficile, c'était les moyens financiers. Nous avons des financements pour quatre ans", annonce-t- il. En plus de l'aide octroyée par l'Union européenne (UE), la Suède ou encore l'Inde, l'UA a reçu d'importants financements de l’ordre de 45 millions de dollars de la Banque africaine de développement (BAD) et de 20 millions d'euros de l'Allemagne pour ce projet d'université. Pour l'instant, les 5 instituts universitaires sont dirigés par des responsables académiques nommés à titre intérimaire. L' Ethiopien Belay Kassa occupe celui de recteur, qui aurait déjà dû être pourvu, n'eût été la décision de rejet des 70 candidatures déclarées rendue par un panel de haut niveau constitué par la Commission de l'UA.

De l'avis du commissaire en charge des ressources humaines, de la science et de la technologie, ce comité ad hoc " a estimé que toutes les candidatures n'étaient pas à la hauteur de la tâche". Un autre appel à candidatures, que ce responsable souhaite plutôt restreint, doit être lancé. Contrairement aux postes de président et de vice-président dont les candidatures sont présentées au niveau régional, la compétition pour le choix du siège du rectorat donne la latitude à chacun des 54 pays membres de l'UA de postuler de manière solitaire. En dehors du Cameroun, quatre autres pays sont pour l' heure a annoncés dans la course : le Bénin, la Tunisie, l'Ethiopie et le Congo.

[source] © AFP par SAMUEL GEBRU http://news.abidjan.net/h/516183.html

La Conférence économique africaine 2014 : Le savoir & l’innovation pour la transformation de l’Afrique

Réunis à Addis-Abeba pour la CEA 2014, experts, dirigeants et décideurs soulignent la nécessité de miser sur le savoir et l’innovation pour assurer une croissance durable et inclusive.
Décideurs politiques, chefs d’entreprises, économistes et universitaires venus du monde entier se réunissent dès aujourd’hui, 1er novembre 2014, à Addis-Abeba, pour la Conférence économique africaine (CEA) annuelle. Prévue sur trois jours, la CEA est l’occasion d’étudier la façon de mettre à profit le savoir et l’innovation pour la transformation économique du continent. Cette 9e édition de la Conférence sera inaugurée tour à tour par Demitu Hambisa, ministre éthiopien des Sciences et des Technologies, Steve Kayizzi-Mugerwa, économiste en chef et vice-président de la Banque africaine de développement (BAD), Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Eugene Owusu, représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Éthiopie, et par Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine.

La conférence braquera les projecteurs sur la façon dont le savoir en matière de développement est produit et partagé ; sera également posée la question de savoir si les pays africains préparent efficacement leurs jeunes à entrer sur le marché du travail et à renforcer l’agenda de l’Afrique pour la paix, la prospérité et l’intégration.
Organisée chaque année par la BAD, la CEA et le PNUD, la Conférence s’inspire de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et de la Position commune africaine sur l’Agenda de développement post-2015, qui font des sciences, des technologies et de l’innovation, les grands piliers du développement de l’Afrique.

« Les pays africains sont conscients que leur développement dépend de la rapidité et de la maîtrise avec lesquelles leurs citoyens acquerront les compétences et les connaissances technologiques nécessaires pour pouvoir être concurrentiels sur le marché mondial d’aujourd’hui », a déclaré le président de la BAD, Donald Kaberuka. Et d’ajouter : « Le fait est qu’il existe un sérieux déficit de compétences dans des domaines cruciaux pour la transformation du continent. La majorité des étudiants africains continue d’être très fortement orientée vers les sciences humaines et sociales, alors que la proportion des étudiants en sciences, en technologies, en ingénierie et en mathématiques est de moins de 25 % en général ».

Le développement d’un secteur privé solide est jugé incontournable, condition préalable d’une croissance inclusive et de la création d’emplois. « Les entreprises africaines ne pourront renforcer et déployer la portée et la qualité de leurs liens industriels que si elles se dotent des compétences et des technologies nécessaires à l’amélioration de leurs méthodes de production et qu’elles trouvent des débouchés commerciaux », a renchéri Carlos Lopes, de la CEA. « De même, l’entrée dans les chaînes de valeur au niveau international suppose que les entreprises africaines dopent leur compétitivité, répondent aux normes techniques internationales et adoptent des mode de fabrication de qualité mondiale ».

« Les individus doivent être mis au cœur du processus de développement », a tenu à souligner Abdoulaye Mar Dieye, directeur du bureau régional pour l'Afrique du PNUD. « L’innovation, la diversification économique et la création d’une économie dynamique propulsée par les petites et moyennes entreprises :  il faut que tout cela aboutisse à la création d’emplois et de moyens de subsistance, ainsi qu’à l’autonomisation des femmes et des hommes, pour leur permettre de faire des économies et d’investir dans l’avenir ».

La CEA se déroulera en réunions plénières et tables rondes, avec des présentations et des débats auxquels prendront part d’éminents universitaires, décideurs politiques, acteurs économiques – notamment de nouveaux entrepreneurs du monde technologique et numérique, et des jeunes –, outre des leaders d’opinion ainsi que des représentants d’organisations internationales.
La Conférence s’intéressera au rôle qu’il faut accorder à l’innovation pour favoriser la résilience à long terme aux chocs et aux évènements qui menacent la stabilité et la prospérité de l’Afrique. Le rôle de l’innovation dans la lutte contre la crise de l’Ebola fera l’objet d’une attention particulière. On peut craindre que l’épidémie ait de graves répercussions économiques à long terme. « Nous allons devoir faire face à ses effets – sur le plan macroéconomique, social, et économique au sens large – pendant un certain nombre d’années », a récemment déclaré Donald Kaberuka, précisant que les chiffres de croissance du PIB dans les trois pays les plus touchés continuent d’être revus à la baisse.
Lancée en 2006 par la BAD, la CEA et le PNUD, la Conférence économique africaine a vocation à encourager et stimuler le dialogue et l’échange de savoir autour des questions économiques et des défis auxquels l’Afrique est confrontée.

[source] Mamadou Saliou Diallo PNUD-Guinée http://www.undp.org/

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